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9.12.12

L'amertume des éléments


la solitude de toute matière
l’amertume du moindre petit être qui parle

près des grandes cheminées d’usines, dans la nuit des jeunes garçons qui boivent et qui tombent jusqu’au soleil d’or.
sur toutes les peaux blanchies par la drogue et le bruit des camions sur la route, se trouve la véritable extase de la malédiction. les petites roumaines de Paris la nomment furie mais elle s’incline sur les derniers commerces du quartier nord.


l’extase de la malédiction.


dans tous les petits coins de la grande ville d’Europe, les jeunes garçons sont très près de la mort et ils chantent. ils se rapprochent un peu de la vie ordinaire.

les mères couchent les petits enfants, elles sourient en tendant le linge. je parle du soleil et de la peau dans l’ombre. je parle de gravier, de cendre et de la peau dans l’ombre.
je parle d’une grande nuit et du désespoir dans chaque heure.
je parle d’un vrai mystère, d’une surprise stérile.

quand notre vie se séparera de tout. dans l’humiliation de nos chairs, l’extase de la malédiction.

2 commentaires :

  1. avec le temps, la solitude de toute matière sera limpide... notre vie se séparera de tout, jusqu'à l'atome même...

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